dimanche 1 juillet 2018

La Grand Bô 2018

Profitant d'une semaine de vacances dans les Alpes, j'ai décidé de la mettre à profit d'une façon différente des autres fois, puisque je vais enchainer ma seconde cyclosportive en l'espace d'une semaine. A l'inverse, j'effectue moins de sorties durant la semaine, afin de me préserver.
 
Alors que la Mercantour Bonette constituait mon objectif principal, il y a une semaine, j'étais en manque de forme, et un peu en deça de mes prévisions. Cela dit, les quelques sorties effectuées en montagne cette semaine, m'ont permis de noter une progression, et je me sens à présent dans de meilleures conditions au départ de la Grand Bô.
 
Ce parcours, bien que de seulement 110 km, n'en sera pas moins exigeant, avec tout de même 5 montées, la plupart comportant de longs passages à plus de 10%, et il ne faudra pas trop compter sur les portions de plat. Alors que l'organisation propose habituellement un parcours identique tous les ans, elle innove cette année, en proposant la montée du plateau des Glières en début de parcours, à la place du col de la Croix Fry. L'Etape du Tour ayant lieu au même endroit, quelques semaines plus tard, le profile collera parfaitement, et ce sera une bonne préparation pour bons nombres de coureurs qui y participeront, et dont je fais parti.
 
 
 
J'ai la chance d'être hébergé sur place au Grand Bornand, et de pouvoir me rendre rapidement au départ. Je prends cependant le temps d'aller m'échauffer sur les routes adjacentes.
 
Il est prévu du beau temps toute la journée, et les températures ne devraient pas être trop fortes, c'est l'idéal! Il fait encore un peu frais au départ, mais ça devrait se réchauffer rapidement.
 
Jean-François ne participe finalement pas à la course, mais il vient m'encourager au départ.
 
Le départ est donné, et nous prenons la direction du Petit Bornand. Je me contente de suivre l'allure de ceux qui me précèdent. J'ai enlevé le coupe-vent au départ, de façon à être plus à l'aise dès que la route va s'élever en direction des Glières, mais je le regrette, parce que toute la partie précédent la montée se fait principalement à l'ombre.
 
Nous attaquons la montée des Glières, probablement la principale difficulté du jour, avec près de 5 km à 11% de moyenne. Le 1er km n'est pas encore le plus raide, mais rapidement les pourcentages s'alternent de façon plus ou moins irrégulière, mais avec de forts pourcentage la majeure partie du temps.
 
J'arrive à remonter des coureurs régulièrement, heureusement, il se crée des espaces, et nous ne nous gênons pas entre nous. Il en sera peut-être tout autre à l'Etape du Tour, où nous serons probablement plus nombreux, et d'autant plus que la route n'est quand même pas très large.
 
J'arrive en haut de ce qui semble être le sommet, mais la montée n'est pas finie pour autant. Nous abordons à présent le sentier non goudronné, fait de terre et de gravier. Le début est plat, et permet de prendre ses repères, mais rapidement la pente reprends. S'ajoute à cela des passages faits de gros lits de graviers. Un commerçant du Grand Bornand nous a expliqué, que de nombreux trous occasionnés par les 4 X 4, venaient d'être rebouchés.
 
Autant je m'attendais aux passages faits de terre battue, que je ne m'attendais pas à ces passages remplis de graviers assez grossiers, et pas vraiment tassés. Lors de leur franchissement, il faut parfois se donner le tour, pour passer à l'endroit où il y en a le moins. Arrivé au niveau d'une ferme, je dois d'ailleurs mettre pied à terre, comme d'autres coureurs, tant mes roues s'y enfoncent, et l'équilibre y devient précaire. Les chutes et les crevaisons ont été nombreuses, d'après ce qu'on m'a rapporté après la course.
 
J'atteins le sommet, sans incident, et suis très heureux de retrouver du bitume sous mes roues. Mais que ces 2 kms m'ont parus interminable, tant il fallait être vigilant aux autres, et à sa propre trajectoire. Je sais à quoi m'attendre pour l'Etape du Tour, à présent, et c'est à mon avis un endroit où il faudra être très concentré, quitte à y lâcher quelques minutes pour le passer sans encombre.
 
Nous sommes à présent bien espacés, et j'en profite pour partir à mon allure dans la descente. Rapidement, on retrouve une partie montante, mais la descente reprends un peu plus loin.
 
Un coureur a malheureusement mal négocié celle-ci, et les secours sont déjà à son chevet.
 
Nous retrouvons la civilisation en bas, et sommes déjà sur les pentes du second col, le col des Fleuries. C'est sans conteste le plus facile du parcours, puisqu'il est régulier, autour des 4%. Le vent s'est levé, et l'avoir de face pendant toute la montée, est toutefois une difficulté supplémentaire. Je ne tarde d'ailleurs pas à m'en rendre compte, alors que je me retrouve isolé. Heureusement, 2 autres coureurs me dépassent, et je fais l'effort pour rester dans leurs roues.
 
Je laisse mes compagnons en haut du col, au ravitaillement, et plonge immédiatement dans la descente. Le vent y est toujours de face.
 
Je traverse quelques villages, où il faut parfois repédaler un peu, et j'en profite pour repasser quelques concurrents.
 
Au terme d'une longue partie, alternant descentes et replats, je me fais dépasser par un petit groupe de 5 ou 6 coureurs, et je prends immédiatement leur roue. Mais il ne reste en fait, que quelques centaines de mètres, avant d'attaquer les premières pentes du Mont Saxonnex. Je me fais discrets derrière eux, au début, mais je décide finalement d'accélérer l'allure, et de les dépasser rapidement. La montée est régulière, autour des 9%, et elle me convient bien, d'autant qu'elle n'est pas trop exposée au soleil. Peu avant d'arriver au village qui porte le même nom, la route se fait soudainement moins pentue, et je me permets de repasser la plaque.
 
Contrairement aux autres montées du parcours, celle-ci ne sera pas au programme de l'Etape du Tour, mais je ne boude pas mon plaisir de l'avoir montée, et elle compensera un peu, en terme de dénivelé, la Croix Fry qu'il faudra rajouter en début d'Etape.
 
Une fois traversé le village, je retrouve un belle descente où je peux me faire plaisir, sans être gêné par les autres concurrents.
 
Arrivé en bas, des signaleurs font la circulation au carrefour, car c'est là que se séparent le moyen et le grand parcours, avec au choix, la montée de la Colombière pour le moyen, ou l'enchainement Romme + Colombière pour le grand. Je n'ai aucune hésitation, pour l'instant les jambes répondent bien, et je prends la direction du col de Romme.
 
Après quelques kms en milieu urbain, je bifurque à droite, et j'aperçois de loin la cambrure de la route qui marque le début de la montée du col de Romme. La pente s'y fait rapidement autour des 9%, et me rappelle à quelque chose prêt, ce que je viens de monter dans le Mont Saxonnex. La différence notable, est que j'y suis quasiment tout le temps exposé au soleil. Il fait chaud, et je sue un peu plus, mais ce n'est pas non plus la grosse canicule, et je me dis que ça pourrait être bien pire.
 
Je me fais parfois dépassé par d'autres cyclistes, mais à y regarder de prêt, la plupart n'ont pas de plaque sur leur guidon, et sont simplement des locaux venus s'entrainer, et qui sont probablement plus frais que moi.
 
Je passe le col, les sensations restent bonnes jusque là. 1 km plus bas, un ravitaillement est installé dans un village, au pied de la fontaine, et j'en profite pour refaire le plein.
 
Je repars seul pour une descente rapide, et un peu plus ombragée par ce coté.
 
J'atteins le Reposoir, d'où je retrouve la montée de la Colombière, et pour sa partie la plus difficile. A la sortie du Reposoir, les pourcentages y sont pour l'instant moins forts que dans le col de Romme. Là encore, on est souvent exposé au soleil.
 
Je remonte des coureurs régulièrement, mais j'avoue ne pas savoir si ceux-ci avaient fait la montée depuis Cluses, où s'ils étaient montés eux-aussi par le col de Romme.
 
J'arrive dans les 3 derniers kms de la montée, où les pourcentages sont successivement indiqués à 9, 10 et 11%. Je repasse tout à gauche, mais j'arrive à garder une certaine souplesse de pédalage et une vitesse qui me laissent à penser que je ne suis pas si usé que ça au final.
 
Un gars se callent dans ma roue, et nous finissons la montée ensemble. A 300 m du sommet, un autre gars est arrêté au bord de la route, j'essaye de l'encourager et de la motiver, mais il est visiblement très fatigué, et il devra s'y prendre à plusieurs fois pour finir la montée.
 
Arrivé au col, c'est la délivrance, il ne reste plus qu'une longue descente jusqu'au Grand Bornand. La route a été refaite sur une bonne partie, c'est un billard! Les courbes ne sont pas trop prononcées, et de longues portions de lignes droites, permettent de prendre rapidement de la vitesse. C'est du pur plaisir!
 
Retour à la réalité cependant, puisque les pompiers sont en train de secourir un malheureux qui s'est loupé dans un virage.
 
J'arrive au Grand Bornand sans problème particulier. Dans le virage en bas, j'aperçois bien l'arche du départ, mais un pompier qui est là pour faire la circulation, m'induit en erreur, semblant m'indiquer de continuer. J'ai de gros doutes, et en effet, au rond point, les signaleurs me confirment devoir faire demi tour. Cette bévue m'aura coûtée pas loin de 2 mn, mais elle n'aura pas une grande incidence sur mon classement final.
 
Ce parcours était tout bonnement magnifique, même s'il restait exigeant, et j'ai vraiment hâte d'y poser mes roues de nouveaux pour l'Etape du Tour qui s'y déroulera 15 jours plus tard. Grace au tour, de nombreuses portions ont été regoudronnées, c'est un plus indéniable. Le sentier de 2 kms, à la fin des Glières sera un passage où il faudra éviter de se faire piégé bêtement, en y cassant un dérailleur par exemple, ou en ayant tout autre problème mécanique.
 
Côté organisation, les signaleurs étaient en nombre suffisant, et le parcours très bien fléché. Il fallait être vigilant à celui-ci, les pros ayant aussi un fléchage en place pour le Tour de Savoie Mont Blanc, le lendemain, sur les mêmes routes.
 
 

La vidéo:


vendredi 29 juin 2018

La Mercantour Bonette 2018

La saison est à présent bien lancée, et j'aborde ma première cyclosportive en haute montagne, de l'année: la Mercantour Bonette. Cette jeune cyclo qui en est à sa 3ème année d'existence, offre néanmoins un parcours exigeant et somptueux de 190 km pour 4600 m de dénivelé.
 
Je suis inscrit sur le grand parcours, et j'en ai fait mon objectif majeur cette année. Malheureusement, ces dernières semaines ont été compliquées pour moi, ayant tout d'abord perdu ma maman, et ayant enchainé avec une intoxication alimentaire. Je n'ai quasiment pas roulé des 3 semaines précédents la course. Le seul point positif, est que suite à ces événements, j'ai pu constater la perte de 3 kg, en l'espace de 15 jours, ce qui me ramène à un poids acceptable, à l'approche de la montagne.
 
Je dois revoir mes ambitions à la baisse, et pour une fois, je me dis que finir la course sera déjà un objectif acceptable, tant je ressens un manque dans mon entrainement et mes capacités à tenir sur un tel parcours. En cas de coup dur, il me reste cependant la possibilité de renoncer à la dernière montée, et d'être classé tout de même sur le moyen parcours.
 
Au cours de cette journée qui s'annonce assez longue, 4 cols sont au programme: La Couillole (par son côté le plus facile), la Bonette (1600 m de dénivelé à elle seule), la Cayolle, et Valberg (si les jambes sont toujours là).


 
Je séjourne au camping de Beuil, à 6 km de Valberg, où j'ai rejoins Jean-François qui dois lui aussi participer à la course. Lui aussi a quelques réserves sur ses possibilités de tenir la distance, à cause d'un rythme cardiaque qui fait des siennes, et qui n'arrive pas à se stabiliser, ces derniers jours.
 
Le départ étant donné à 7h, nous partons au petit matin, et profitons des 6 kms en légère montée sur Valberg, pour nous échauffer. JF doit se rendre à l'évidence, son rythme cardiaque comporte toujours des anomalies, proportionnellement à l'effort fourni, et il préfère, à juste titre, ne pas prendre de risque, et ne pas prendre le départ. Je ne peux que le conforter dans sa décision.
 
Le départ est donné, mais la partie en descente, qui nous ramène à Beuil est neutralisée. La journée s'annonce belle, mais il fait encore un peu frais à 7h du matin.
 
Nous abordons la montée de la Couillole, dans ce sens pas très longue, et idéale pour se mettre en
jambes progressivement. Elle permet déjà d'étaler les concurrents, ce qui s'avère de bon augure, avec la descente de l'autre côté du col, qui s'avère très rapide et technique. Je ne cherche pas à prendre de risque, ni à gagner du temps. J'essaye de descendre au mieux, dépassant parfois quelques concurrents, mais lorsqu'arrivé à mi descente, je me retrouve dans un petit groupe, je me contente de suivre le tempo qui est donné, et qui me va bien finalement.
 
Arrivé en bas de la Couillole, je prends la bifurcation à gauche, qui nous fait suivre le grand parcours. Le groupe s'est un peu éclaté, et je me retrouve rapidement seul. Cette partie est le plus souvent en faux plat montant, et je décide de rouler, sans toutefois lâcher trop de forces. Je remonte quelques groupes de coureurs, et continue de progresser en remontant au suivant, jusqu'à en trouver un dont l'allure me convient bien.
 
Le gars qui emmène le groupe, est à l'avant depuis un bon moment, et je me porte à sa hauteur pour le relayer. Nous alternons ainsi les relais jusqu'à St Etienne de Tinée, en en profitant pour discuter tous les 2.
 
Nous abordons la montée de la Bonette, le gros morceau de la journée. J'ai effectué la montée par ce côté, il y a quelques années, et j'en ai le souvenir d'une pente plus régulière que par son autre versant.
 
Je monte prudemment, un peu sur la réserve, car 25 km c'est très long, et que je n'ai aucune idée de l'état dans lequel je serais là-haut. Alors que je suis encore dans le début de la montée, un insecte arrive à vive allure sur moi. Je n'ai pas le temps d'identifier s'il s'agit d'une guèpe ou d'une abeille, mais à peine arrivé sur moi, je sens une brûlure au niveau du cou. Heureusement, il ne semble pas avoir eu le temps d'injecter tout son venin, parce que l'endroit où il m'a piqué ne semble pas se mettre à gonfler.
 
J'ai lâché quelques mètres sur mon compagnon précédent, mais je ne cherche pas à faire un effort qui pourrait m'être fatal en essayant de recoller. Le voir à portée raisonnable est déjà un signe encourageant sur mon état de forme dans la montée.
 
Le paysage commence à se faire plus sauvage, des plaques de neige apparaissant sur les côtés. Des débuts de crampe font leur apparition, je ne suis pas très loin du sommet, et je dois gérer mon effort pour que ça aille jusqu'au bout. Je laisse filer mon compagnon, qui jusque là était encore à portée de fusil.
 
J'atteins le col. En principe, la montée se poursuit jusqu'à la cime, mais cette partie de l'ascension a été retirée par l'organisation, la route n'étant pas praticable à cause de l'enneigement qui y persiste. Ce n'est pas pour me déplaire à vrai dire, puisque cela m'épargne 1 km de montée supplémentaire, à plus de 10%.
 
Je prends le temps de me couvrir, et je repars dans la longue descente. La route y est large et on s'y sent en sécurité. Les quelques automobilistes rencontrés, sont même coopérants et ils s'arrêtent sur le bas côté, pour nous permettre de descendre sans être gênés. Je rejoins un autre cycliste, et je décide de faire la descente avec lui, sans chercher à accélérer l'allure.
 
Nous arrivons au pied, à Jausier, et je prends le temps de m'arrêter au ravitaillement. Je repars seul, me disant que j'ai peut-être fait une erreur, le vent étant de face dans la vallée. Mais la route est globalement descendante, et j'atteins Barcelonnette sans avoir à fournir trop d'efforts finalement.
 
Je me fais rejoindre par une fille, alors que je traverse la ville. Je la relais, lorsque nous abordons les premières pentes de la Cayolle, mais dès que la pente commence à se durcir, elle me repasse et je suis dans l'impossibilité de garder sa roue.
 
Cette montée est vraiment magnifique, et très variée, tant par ses paysages, que par sa difficulté.
J'avais dû y mettre pied à terre lors du défi des Fondus de l'Ubaye, alors que j'en était à ma 4e montée, et j'ai à cœur de la monter cette fois-ci sans lâcher prise.
 
Je n'ai plus son profile en tête, mais lorsque j'aborde les derniers kms, je me remémore que ceux-ci sont les plus difficiles, et qu'il en sera ainsi jusqu'à son sommet. Il m'est en plus difficile de m'alimenter, l'absorption de gel me donnant une légère tendance à l'envie de vomir.
 
Sitôt le sommet atteins, je repars pour une longue descente en direction de Guillaumes. Je ne connais pas ce côté à vrai dire, mais la descente y est très rapide. Je suis surpris par la présence de tunnels peu éclairés, mais tout se passe bien en les passant.
 
La fin de la descente est moins pentue, et il me faut redonner quelques coup de pédale, pour atteindre Guillaumes.
 
J'arrive au ravitaillement qui marque l'arrivée du parcours de 175 km, mais qui permet encore de poursuivre sur celui de 190 km avec la montée finale de Valberg. Je suis encore dans les temps, par rapport à la barrière horaire, qui permet de poursuivre sur le grand parcours, mais le manque d'entrainement de ces dernières semaines se fait sentir, et mes envies de vomir étant toujours présentes, je décide d'en rester là pour cette fois.
 
Je reste satisfait de ma course cela-dit, alors que j'avais de sérieux doutes sur ma condition, au départ.
 
L'organisation a bien fait les choses, puisqu'un système de navettes permet aux concurrents s'arrêtant à Guillaumes, d'être remontés à Valberg.
 
Après le repas, il ne me reste plus qu'à regagner Beuil, et comble de malchance, alors que je rentre dans le village, j'essuie une violente averse orageuse, durant les 5 dernières minutes passées sur mon vélo, alors que j'avais été épargné par la pluie tout au long de la journée.
 
Ce parcours était vraiment somptueux, et bien que cette cyclosportive soit encore assez récente, l'organisation y est déjà parfaitement rodée.
 
 

La vidéo:


lundi 25 juin 2018

Les Boucles du Verdon 2018

Avec le beau temps qui revient, la prochaine épreuve qui est prévue à mon programme cette année, me permet d'aller rouler dans une très belle région, celle du Verdon. En effet, Les Boucles du Verdon offrent un magnifique parcours très vallonné et casse-pattes, de 140 km et 2090 m de dénivelé. Le décor y sera de toute beauté, avec le lac de Sainte Croix, qu'il nous faudra contourner.


Jean-François s'est lui aussi laissé séduire par le parcours, et je le retrouve avec Brigitte, au camping de Gréoux Les Bains, d'où sera donné le départ.
 
Le temps devrait être plutôt ensoleillé et agréable, mais il n'est pas exclu quelques averses orageuses. J'en essuie d'ailleurs quelques unes sur la route, le vendredi, peu avant mon arrivée à Gréoux.
 
Nous profitons du samedi pour visiter un peu la région, et retirer nos dossards.
 
L'organisation  avait eu une bonne initiative, en organisant pour les accompagnateurs, une visite de Gréoux, à laquelle Brigitte souhaitait participer. Malheureusement, alors que nous souhaitions l'inscrire sur place, nous apprenons qu'il fallait s'inscrire au préalable, et que la visite avait finalement été annulée, faute de participants. Dommage, il manquait probablement d'un peu plus d'informations sur le site de l'événement, pour que les gens s'inscrivent et que la visite puisse être maintenue.
 
Dimanche matin, JF et moi nous préparons. Nous avons quelques hésitations sur notre tenue vestimentaire. Il devrait faire beau, mais il n'est pas exclu un peu de pluie en fin de parcours. Je me contenterais de la tenue courte, sans me charger davantage.
 
Nous nous rendons au départ, et celui-ci est donné à 8h30 pour le grand parcours, et un quart d'heure plus tard pour le petit parcours.
 
Je fais un départ prudent, les rues de Gréoux sont étroites, et je ne souhaite pas prendre de risque inutile. Je perds rapidement JF de vue, mais je me doute qu'il doit se trouver quelque part devant moi. Passé le pont qui enjambe le Verdon, c'est le Km 0 officiel, et la course est véritablement lancée. Les premiers kilomètres sont en légère montée, ce qui a pour effet de morceler assez rapidement le peloton.
 
Après quelques km, je me retrouve dans un petit groupe de 5 coureurs où l'entente est bonne et chacun est prêt à collaborer.
 
Nous nous faisons passer par un groupe de 5 coureurs, à vive allure. Nous n'essayons même pas de les suivre, tant ceux-ci semblent se déplacer à la vitesse d'un avion de chasse. Je n'ai pas compris sur le coup, mais il s'agit en fait des premiers du petit parcours qui nous rattrapent, alors qu'ils sont partis un quart d'heure après nous.
 
Quelques minutes plus tard, un second groupe plus conséquent, et lui aussi du petit parcours, nous rattrape. Nous faisons cette fois l'effort pour nous y accrocher. Quelques kilomètres plus loin, 2 coureurs, du même club, s'accrochent et chutent, heureusement sans entraîner personne avec eux. Cet incident calme un peu l'allure du groupe, mais celui-ci repart de plus belle un peu plus loin, et je dois me mettre dans le rouge pour essayer de m'accrocher. Mais l'effort est vraiment trop conséquent pour moi, et je retrouve finalement 2 de mes anciens compagnons qui n'ont pas réussi à tenir l'allure eux non plus.
 
Nous passons la bifurcation des 2 parcours, et nous nous relayons tous les 3. Nous rattrapons un autre coureur, mais celui-ci doit s'arrêter un peu plus loin pour un problème mécanique.
 
Nous arrivons au pied de la première véritable difficulté, avec pas loin de 6 km de montée. La pente n'est pas très forte, et je me place en tête de groupe pour imposer le rythme. Après quelques kms, nous ne sommes finalement plus que 2, l'autre coureur étant un local de Gréoux. Il connaît bien cette montée, et il me motive à faire l'effort, à chaque fois que nous avons d'autres coureurs en point de mire devant nous.
 
Nous basculons dans la descente, où s'en suit une partie vallonnée, dans laquelle nous rejoignent quelques uns des coureurs que nous avions rattrapés dans la montée. Nous commençons à apercevoir le lac de Sainte Croix au fond de la vallée, et nous finissons par le traverser un peu plus tard.
 
Après une rapide montée, nous arrivons à hauteur d'un ravitaillement. Quelques gars de mon groupe s'arrêtent, alors que je reconnais le maillot de JF, qui est lui en train de repartir. Nous échangeons quelques mots sur nos conditions respectives, et poursuivons ensemble.
 
A l'approche de Moustiers-Sainte-Marie, nous arrivons au pied de la seconde difficulté, celle-ci doit
faire environ 2 km, mais les pourcentages y sont au delà des 10%, avec des pointes allant même jusqu'à 20% sur quelques mètres. Tout le monde s'arrache pour monter, et j'en termine non loin de JF à son sommet.
 
Je poursuit quelques kms, avec 2 coureurs, avant que le groupe précédent ne se reforme, et c'est JF qui en donne l'impulsion, la plupart du temps. Nous alternons descentes et montées, et je ne me sens pas très à l'aise dans les descentes, celles-ci étant souvent assez techniques, avec des portions gravillonnées où en mauvais état. Je me fais d'ailleurs souvent lâché dans les descentes, tandis que j'arrive fort heureusement à revenir dans les montées. Dans l'une d'entre elles, je remonte d'ailleurs tout le groupe, pour retrouver à son sommet les 2 plus anciens, dont JF fait parti, et qui sont les plus en forme du groupe.
 
Je ne suis plus très frais, mais j'avoue que JF est le lièvre qu'il me faut, et l'allure qu'il impose devant moi, est celle qui me convient le mieux à ce moment de la course. Je ne suis pas en mesure d'aller plus vite, mais je suis motivé à faire les efforts pour rester dans sa roue.
 
Alors que nous approchons de Gréoux, nous dépassons un VTT, mais celui-ci équipé en assistance électrique, prends un malin plaisir à nous redépasser dans la montée qui suit.
 
Nous rentrons dans Gréoux, et à un rond-point, j'entends des encouragements qui semblent pour moi, mais je n'ai pas le temps d'apercevoir Brigitte, alors que je suis trop occupé à tenir la roue de JF.
 
Nous en terminons en à peine plus de 5h, à une bien modeste place dans le classement, mais heureux de nos courses respectives. Le temps, même s'il devenait plus menaçant en fin de parcours, se sera finalement maintenu, et le parcours, même si on reste loin de la haute montagne, aura tout de même comporté quelques belles difficultés, le tout au milieu d'un décor sublime. Cerise sur le gâteau, JF est classé dans sa catégorie, et il aura le plaisir de monter sur le podium.
 
L'organisation, le fléchage et la convivialité des participants, auront été des points qui ont fait le succès de cette cyclosportive, même si le parcours aura été jugé moins difficile que les autres années.


 

La vidéo:


mercredi 9 mai 2018

La Vélostar 2018

Traditionnellement organisée le 1er mai, la Vélostar s'inscrit dans la continuité de ma saison cyclosportive. C'est aussi la dernière avec un profil plutôt vallonné, avant d'attaquer les épreuves de moyenne ou haute montagne.
 
 
 
Mon entrainement est, à cette période de l'année, bien en deça de mes prévisions, aussi je compte beaucoup sur cette cyclo pour me tester et voir où j'en suis pour gérer mes efforts en course. Il faut dire que mon abandon sur la Blé d'Or, 15 jours avant à mi-parcours, suite à la casse de ma chaine, me laisse un peu sur ma faim, et j'ai vraiment envie de me donner à fond, et de me regonfler le moral.
 
Au réveil, il ne fait pas bien chaud, et je dois même gratter le parebrise gelé de mon véhicule. Même si la journée s'annonce plus clémente que la veille, où les conditions avaient été froides et humides, il ne fait que 3°C, lorsque j'arrive au départ, et je me décide à adopter la tenue que je mets habituellement, lorsque je roule durant l'hiver.
 
Je retrouve Jean-François et Jean-Claude, nos niveaux de forme respectifs sont un peu différents, et nous avons décidé de laisser à chacun la possibilité de faire la course à son allure.
 
Nous nous plaçons dans nos SAS de départ, et malgré des numéros de dossards différents, nous ne sommes finalement pas loin les uns des autres.
 
A 8h30, le départ est donné, mais il s'agit d'un départ fictif, puisque les premiers kilomètres sont neutralisés, et le départ réel donné quelques kilomètres plus loin. Le départ est du coup moins stressant qu'à la Blé d'Or, où ça frottait pas mal pour se positionner. Au passage du départ réel, j'aperçois JF devant, alors que je viens de passer JC.
 
Le peloton est assez dense, mais il va commencer à se morceler en plusieurs groupes, au fil des kms. Il y a devant moi, un autre groupe dans lequel j'aperçois JF, et dont le maillot à dominante orange, est facilement reconnaissable. Je fais l'effort en tête de mon groupe pour essayer de revenir sur eux, mais je n'insiste pas, parce que je risque de le payer par la suite.
 
Nous sommes un vingtaine de coureurs, l'allure est plutôt bonne, et nous maintenons l'écart avec le groupe précédent, mais au bout de quelques kilomètres, l'allure s'estompe un peu, et nous les perdons de visu.
 
Nous sommes repris par un autre groupe arrivant derrière nous, et c'est plutôt une bonne chose, car ça redynamise tout de suite notre allure. Nous sommes à présent une bonne cinquantaine, et je veille à ne pas trop trainer à l'arrière, et de ne faire piéger, lorsque quelqu'un décroche.
 
Dans une côte, je reconnais le maillot de JF, l'allure dans le groupe où il était, était trop soutenue, il s'est fait décroché et reprendre par le notre.
 
Je continue dans ce groupe pendant de nombreux kilomètres, ça roule fort, et je me retrouve à l'arrière. Je lâche parfois quelques mètres, mais je m'applique à faire les efforts nécessaires à chaque fois, pour ne pas me faire éjecter. J'ai les cuisses et les mollets qui brûlent par moment, et je sens des crampes se profiler. Je reste lucide et continue à boire et m'alimenter au moment opportun.
 
Au pied d'une côte, la situation est un peu confuse, il y a eu un accrochage avec un véhicule, au moment où les premiers coureurs du groupe passaient. Il se crée un ralentissement, et beaucoup, devant moi, doivent mettre pied à terre. Etant en queue de peloton, je vois déjà un écart conséquent avec les premiers, se créer devant moi, lorsque je repars. Cet arrêt impromptu ne m'a pas été bénéfique, puisque je sens de nouveaux débuts de crampes arriver, dès le début de la côte. J'essaye de mettre peu de braquet, de façon à tourner les jambes à la manière d'un Chris Froome, dans la côte. Je remonte régulièrement des coureurs, et lorsque les jambes brûlent un peu moins vers la fin de la côte, je commence à enlever des dents.
 
Un petit groupe se reconstitue, alors que j'aperçois JF plus loin qui continue dans un autre.
 
Au gré des côtes suivantes, la composition du groupe va se modifier en fonction des lâchés ou des repris, et dans l'une d'entre elles, je décide de faire l'effort pour rejoindre un gars qui se retrouve en chasse patate entre le groupe de JF et le miens.
 
La portion de plat qui suit nous est favorable, puisqu'elle est abritée du vent. Après quelques relais communs, nous recollons au groupe de JF.
 
Au niveau de Rochefort En Yvelines, je reconnais le rond-point qui m'avait été fatal l'année précédente, et sur lequel j'avais chuté. Je prends cette fois, le temps d'analyser sa configuration, et il faut bien reconnaître que la petite bordure au sol, juste avant de l'aborder, et qui m'avait fauché dans mon élan, est assez traitre.
 
Nous montons la côte de Clairefontaine, mais pas par le côté que j'ai l'habitude de monter, et elle me semble finalement moins dure que l'impression qu'elle m'avait laissée l'année dernière.
 
Nous sommes une bonne dizaine dans notre groupe, et l'allure semble s'essouffler. Je me porte à l'avant pour essayer de relancer un peu l'allure. JF a lui aussi la même idée. Nous essayons de mettre en place un relai, mais tout le monde n'y adhère pas dans ce groupe.
 
Notre groupe va rester uni, malgré tout, reprenant parfois d'autres concurrents égarés, et tout le monde collaborant à le faire avancer.
 
Dans la dernière côte, chacun y jette ses derniers efforts, et je me retrouve à la hauteur de JF au moment de passer la ligne, et nous laissons le chrono décider, de façon anecdotique, duquel de nous 2 seras classé le premier.
 
Nous n'avions pas spécialement prévus de rouler ensemble, cette fois, mais nous avons malgré tout tenus le même rythme, l'un et l'autre.
 
Même si je suis classé loin des premiers, je reste satisfait de ma course. La moyenne est plutôt bonne, et je pense avoir fait une bonne gestion, en faisant à chaque fois les bons efforts, aux bons moments, et de façon à ne jamais me retrouver esseulé.
 
A l'arrivée, JC nous rejoint un peu plus tard, il est lui aussi satisfait de sa course.
 
Comme toujours, l'organisation aura été impeccable tout au long de la course, et celle-ci semble s'être déroulée sans incident majeur.

samedi 10 mars 2018

La Jacques Gouin 2018

Nous sommes le 1er week-end de mars, et voilà déjà ma 6e participation consécutive à la Jacques Gouin. J'ai pu noter son évolution au fil des années, et je dois dire que côté organisation, la cyclo est plutôt bien aboutie. C'est toujours un plaisir d'y participer, dans une ambiance où il règne bonne humeur, convivialité, et sécurité.
 
Après un cru 2017, où les conditions avaient été épiques, sous la pluie, le vent et le froid, Jean-François et Bruno, qui avaient eux aussi bravés ces conditions dantesques, remettent ça cette année. Notre petit groupe évolue, puisque Jean-Claude qui n'avait pu participer l'année dernière, se joindra à nous.
 
L'hiver a été particulièrement difficile cette année, et nous n'arrivons pas tous avec le même niveau d'entrainement. Nous en sommes bien conscients, et nous avons décidé de rouler tous ensemble, et de ne laisser personne sur le carreau. Pour ma part, j'ai réussi à perdre quelques kilos superflus et à retrouver un état de forme convenable, durant ces 2 derniers mois, mais je sais que mon niveau est encore loin de celui que j'avais, à même époque, les années précédentes.
 
Niveau temps, ce sera un peu l'inconnue jusqu'au dernier moment. 2 ou 3 jours auparavant, la température sera redescendue à -10 °C, avec encore quelques chutes de neige dans la région. Je m'enthousiasme un peu vite, à l'idée que nous y échapperons, et que le temps sera plus clément, mais JC me rappelle à juste titre, qu'il est tout de même prévu de la pluie et du vent pour ce week-end. Il n'a pas tort, et les prévisions seront respectées, mais elles ne pourront être pires que les conditions dans lesquelles nous avions roulé l'année dernière.
 
Cette année, c'est le thème de la Belgique qui a été retenu, et petite nouveauté sur le parcours, une portion de 1.5 km de pavés y a été ajoutée, histoire d'être encore plus dans le thème, et de nous permettre de nous prendre un peu plus pour des flahutes.
 
J'arrive à Mennecy, le dimanche matin, un peu à la bourre, un barrage imprévu et mis en place par la gendarmerie, m'ayant obligé à rebrousser chemin, et à changer mon itinéraire. Heureusement, JF a pu retirer mon dossard la veille, ce qui me fait gagner un temps précieux. Je fais la connaissance de Muammer, autre membre de leur club, et qui prendra le départ avec nous.
 
Nous faisons quelques kilomètres d'échauffement tous ensemble, et allons nous placer dans notre SAS de départ. Le départ est donné à 9h, ce n'est pas encore la grosse pluie, mais le sol est déjà bien mouillé.
 
Après ce départ "fictif", nous sommes arrêtés quelques kilomètres plus loin, pour ce qui constituera le départ réel. Nous sommes tous les 5 éparpillés au milieu de tous ces coureurs, mais nous arrivons à opérer le regroupement un peu plus loin, dès que les choses se sont calmées un peu.
 
Nous roulons avec un petit groupe de coureurs, et après un peu plus de 10 kms, je reconnais, à l'entrée d'un village, le pied de la première bosse. C'était généralement un endroit stratégique où il fallait veiller à ne pas se retrouver coincé derrière, les autres années, au risque de ne pouvoir doubler dans la montée, mais nous ne sommes déjà plus très nombreux, et je ne serais pas gêné.
 
Nous nous regroupons tous les 4 en haut de la bosse, mais nous laissons filer Muammer qui a des fourmis dans les jambes.
 
Dans une descente, je me fais surprendre par un trou sur la route, probablement causé par la neige, ces dernières semaines, et je l'évite au dernier moment.
 
Nous progressons tous les 4, avec bien souvent JF à l'avant qui donne le tempo. Nous perdons Bruno, mais JF ne s'en ai pas rendu compte, et il continu sur le même rythme. Je me laisse décrocher pour tenter de le ramener, et nous roulons tous les deux, jusqu'au l'approche de la prochaine bosse, que je monte à mon allure. J'y rattrape JC, et nous reformons notre petit groupe quelques kms plus loin.
 
Arrivé à mi parcours, je profite d'un peu d'avance en haut d'une côte, pour m'arrêter et soulager un besoin naturel. Le piège avec un temps humide, c'est souvent d'oublier de boire, j'y est pris garde, mais j'ai en contrepartie rempli ma vessie plus rapidement.
 
Nous continuons à rouler, en nous attendant à chaque fois que nécessaire. Il y a d'ailleurs d'autres concurrents que nous retrouvons régulièrement, et dont les numéros de dossards ne me sont désormais plus inconnus.
 
Alors que nous arrivons à Boutigny, et que nous prenons à droite, JC ne peux laisser échapper un "Ah, les salauds" de dépit, à l'idée de la côte qui va se présenter à la sortie de la ville. Je la reconnais moi aussi, avec un temps de retard, lorsque j'arrive à son pied.
 
Nous empruntons une descente qu'il me semble avoir déjà emprunté aujourd'hui, et j'en ai la confirmation, lorsque j'évite, in extremis, le même trou dans un virage.
 
Nous ne sommes à présent plus très loin du secteur pavé. Bruno et JC ne sont pas trop chauds pour l'emprunter, mais j'arrive à convaincre JF de m'accompagner, et nous convenons de nous retrouver à la sortie du secteur. J'ai la vessie de nouveau sur le point d'exploser, je pensais pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée, mais je dois me résoudre à m'arrêter de nouveau. JF profite de l'arrêt lui-aussi, et nous laissons filer Bruno et JC, pensant les rejoindre après les pavés.
 
Nous repartons, et revenons plus vite que prévu sur nos 2 compagnons. Nous n'aurons finalement pas traversé de secteur pavé, l'organisation ayant préféré le retirer du parcours au dernier moment, de part sa dangerosité sous la pluie.
 
Sur le côté, un gars est enveloppé dans une couverture de survie, et il nous assure que tout va bien, lorsque nous passons à sa hauteur. L'année dernière, cette scène avait malheureusement été très courante, mais le froid ressenti par l'effet combiné de la pluie et du vent, aura été moins intense cette année.
 
Nous arrivons à Campcueil, où se profile la dernière côte, mais néanmoins pas la plus facile. JF a retrouvé un membre de son club, et il la monte tranquillement en papotant avec lui. Je monte devant, et comme tous les ans, mon compteur indiquera des passages à 17%. Ce que je considérais au début comme un erreur les premières années, n'est donc pas erroné. En haut, un gars se tient les cuisses, la côte aura eu raison de lui.
 
Après avoir reformé notre petit groupe, nous passons à présent le panneau indiquant les 5 derniers kilomètres. Un gars, debout à côté de son vélo, est ravagé par les crampes et il gémis de douleur. Nous en avons mal pour lui, et espérons qu'il aura réussi à terminer ces derniers kilomètres et à rallier l'arrivée.
 
Nous prenons à droite, dans un village, et je sais que l'arrivée n'est à présent plus qu'à quelques centaines de mètres au bout de la ligne droite. J'averti JC, qu'il peux à présent y mettre ses dernières forces. Il tente une timide attaque, mais on sent bien que la machine commence à être à cours de carburant.
 
Nous franchissons la ligne tous les 4, pour un temps et un classement qui resteront assez anecdotiques. J'avoue que cette fois-ci, j'ai plus roulé en mode randonnée, qu'en mode course. Mais ce n'est pas grave, c'était quand même plus sympa de la faire avec une bande de copains, que de chercher à vouloir gagner 50 ou 60 places au classement.
 
Alors que Brigitte et Monique nous ont rejoins après la course, nous nous restaurons d'une bonne fricadelle-frites, le tout accompagné du "rock'n roule" endiablé des Chasses Patates, un bon petit groupe aux airs vintages, et aux chansons retraçant la gloire de nos héros cyclistes favoris. Le thème de la Belgique aura été respecté jusqu'au bout.
 
L'organisation de cette cyclo frôle à présent la perfection. Tous les carrefours étaient parfaitement signalés, et le fléchage était bien visible, et facile à suivre. Un grand merci à tous ces bénévoles qui auront dû, cette fois encore braver la pluie durant de longues heures.

dimanche 10 septembre 2017

Les Ballons Vosgiens 2017

La saison est déjà bien avancée, et les principaux objectifs sont passés, mais l'envie de rouler encore un peu en montagne étant encore là, les Ballons Vosgiens m'offraient une dernière opportunité de me frotter à un beau parcours de moyenne montagne. J'en touche un mot à Jean-François qui est séduit lui aussi et accepte de m'accompagner dans cette aventure. Cette cyclosportive étant organisée tous les 2 ans, c'est l'occasion d'y participer cette année.
 
Le parcours est comme je les aime, très accidenté avec une succession de cols plus ou moins longs et pentus, pour 156 km et 3700 m de dénivelé.


 
Profitant de ma période de congés, j'ai eu l'occasion de travailler mon coup de pédale dans les stations des Alpes, mais les objectifs principaux étant passés, je suis loin de mon niveau optimal. JF est dans la même situation, lui-aussi n'ayant pas eu l'occasion de travailler beaucoup le dénivelé ces derniers temps. Mais qu'importe, il s'agira pour nous, avant tout de se faire plaisir sur une dernière cyclo de fin de saison.
 
Je retrouve JF au camping de Gérardmer le samedi, et nous partons dans l'après midi à la Mauselaine, pour y récupérer nos dossards. Nous y montons en voiture par le côté le plus raide, celui qui avait donné lieu à arrivée d'étape du Tour de France, il y a 3 ans. Cependant, nous apprendrons par la suite que lors de la cyclo, nous effectuerons la montée par l'autre côté, plus long mais moins raide, de bon augure en fin de cyclo, alors que nous serons beaucoup moins frais.
 
Nous nous rendons au départ le dimanche matin, situé au bout du lac, et pas bien loin du camping. Je prends le coupe vent et les manchettes, il fait encore un peu frais. La pluie est annoncée en cours de journée, mais à l'inverse le temps se dégagera très rapidement et nous bénéficierons d'une très belle journée ensoleillée finalement.
 
Le départ est donné, et je suis JF à travers les rues de Gérardmer. J'utilise un nouveau bras pour déporter mon compteur, et je ne l'avais encore jamais testé en parallèle de mon autre bras pour la caméra. Même celle-ci éteinte, il semble que cela gêne la transmission des informations, et je me rends compte , peu après le départ, que je ne connais ni ma fréquence cardiaque, ni ma cadence. J'essaye de réinitialiser mais rien n'y fait. Tant pis, il va falloir que je roule aux sensations, en veillant à ne pas me mettre dans la zone rouge.
 
Nous attaquons le col de la Schlucht, 10 km à la pente régulière. Je suis un petit groupe de coureurs dont l'allure me va bien. Je passe JF qui préfère modérer son allure pour ne pas exploser plus tard. Alors que nous bifurquons sur la route des crêtes, je m'arrête pour l'attendre. Nous repartons, et effectuons cette partie accompagnés de 2 autres coureurs. Cette route est très agréable, avec un enchainement de courtes montées et descentes, et surtout de magnifiques points de vues sur la vallée.
 
Passé le Platzerwazel, une longue descente qui nous mène au pied du Petit Ballon. JF n'étant pas dans le meilleur état de forme dans les montées aujourd'hui, nous convenons d'un commun accord, à ce que je ne l'attende pas en haut des cols.
 
Je pars devant et atteins le sommet après 10 km de montée, fait à mon rythme, et la sensation d'avoir maintenu le cardio au seuil. Je mange 2,3 trucs en passant le ravito, et repars aussitôt dans la descente. Il y a peu de monde, et je peux l'effectuer au rythme souhaité. Je rejoins un autre concurrent, mais je suis gêné et ne trouve pas d'opportunité de le doubler. C'est lors de la sortie d'un virage que j'entends un "psch..." et que je me sens immédiatement rouler sur la jante. Pas de doute, j'ai crevé, et je m'arrête aussitôt sur le côté, sur une bande de terrain qui me permet de m'écarter le plus possible de la route afin de ne pas risquer l'accident pour ceux qui descendront à pleine vitesse à cet endroit. Je commence à démonter ma roue, celle-ci est brûlante, et je pense dans un premier temps que ma crevaison est due à cette surchauffe, alors que je devais trop maintenir les freins sur la jante, derrière ce coureur, mais JF m'indiquera plus tard avoir noté la présence de verre dans ce virage. D'ailleurs, alors que je suis occupé à changer la chambre à air, il arrive à son tour dans la descente, me reconnaît et s'arrête. J'ai tout ce qu'il faut pour réparer, alors inutile de lui faire perdre du temps, j'aurais encore le temps de le rejoindre dans une des montées suivantes. Il passe encore quelques coureurs, et quasiment tous me proposeront leur aide. Geste de solidarité qui fait plaisir à voir, mais qui ne s'avérera pas nécessaire. Je mets un peu plus de temps que prévu à réparer et regonfler, mais je repars finalement.
 
J'en termine avec la descente, en gardant un œil sur ma roue arrière, espérant ne pas avoir loupé une étape lors de la réparation. Il ne reste pas grand monde derrière moi, mais j'arrive à remonter quelques concurrents sur un replat.
 
J'attaque le col de Firstplan, régulier et pas très long. A chaque coureur que j'aperçois au loin, j'espère retrouver JF, mais il est déjà visiblement plus loin.
 
Après la descente du Firstplan, suit une autre montée, mais je ne sais plus où j'en suis du parcours, et j'ai à l'esprit qu'il s'agirait du Markstein, le plus long du parcours. La montée est finalement assez courte, il s'agissait en fait du col de Bannstein, que j'avais totalement oublié.
 
En haut du col, il y a un ravitaillement, et je retrouve JF qui vient d'arriver lui aussi. Il me prévient sur le fait qu'ils n'ont plus d'eau, et ça n'arrange vraiment pas mes affaires, alors que je suis quasiment à sec, et que j'avais délibérément choisi de ne pas remplir mes bidons au 1er ravitaillement. J'arrive finalement à obtenir un reste de thé, mais avec 2 demi-bidons, la longue montée du Markstein qui nous attends, et la chaleur qui commence à se faire bien sentir, il va falloir rouler à l'économie.
 
Nous repartons, accompagnés de quelques coureurs. En traversant un village, j'aperçois une fontaine et en averti immédiatement mes partenaires, mais en s'approchant de plus prêt, on y lit la mention "eau non potable". Tant pis, il va falloir s'en passer.
 
Nous abordons la montée du Markstein. Je n'ai pas les jambes pour aller plus vite que JF en début de montée, mais progressivement je trouve mon allure et je pars devant. Outre sa longueur, cette montée présente de bons pourcentages vers son milieu. A 4 ou 5 km du sommet, alors que j'essaye de relancer en danseuse, je suis pris de crampes dans la jambe droite. Je me rassois et mets tout à gauche en réduisant sensiblement l'allure sur la fin de la montée.
 
Je m'arrête au ravitaillement et JF m'y rejoins lui aussi. Il y a de l'eau cette fois, et je remplis mes bidons quasi vides. L'un des bénévoles qui tient le ravito nous informe de l'accident qui s'est produit peu de temps avant, sur le parcours de 90 km, dans la descente, entre un coureur et un véhicule. La course a due être neutralisée pendant 20 mn pour permettre l'intervention des secours. Souhaitons que ce participant se rétablisse vite.
 
Nous prenons à notre tour cette longue descente du Markstein, avec 3 ou 4 autres coureurs.
 
Après quelques kilomètres assez roulants, nous abordons la montée du col de Bramont, 7 km à la pente très régulière. Je pars devant, et me fait rejoindre par un autre coureur alors qu'il reste 4 ou 5 km de montée. Il a un meilleur coup de pédale que moi, et il pourrait me passer, mais il prends le temps de rester à mes côtés pour discuter. Nous montons, du coup, à une allure régulière, et cette plaisante conversation me fera oublier la montée. Arrivé en haut du col, je le laisse filer pour attendre JF, et nous repartons.
 
Le col suivant est le col des Feignes, je l'ai déjà monté il y a plus de 10 ans, et j'en garde le souvenir d'un col facile. C'est toujours le cas, mais je pensais sa pente plus régulière, alors que le début et en faux plat, et sa fin reprends du 5% de moyenne. Je prends soin de ne pas me mettre dans le rouge, car je sens de nouvelles crampes se profiler.
 
En haut, c'est le dernier ravitaillement, et nous prenons notre temps. En repartant, je me sens un peu nauséeux, il faut dire qu'avec tous ces gels avalés au cours de la journée, l'estomac commence à vouloir dire stop. JF a lui aussi cette sensation. Nous repartons, et cette envie de vomir va s'estomper au fil des kilomètres.




Après un peu de descente, nous enjambons un petit pont et voyons la route se redresser franchement, il s'agit du col de la Grosse Pierre. Au ravito, on nous a briefé sur le fait qu'il y avait un "coup de cul" à passer dans le 1er tiers, et effectivement, je vois mon compteur passer au dessus des 10%. JF est plus à l'aise que moi, alors que je suis un peu en retrait, essayant d'éviter les crampes. Une automobiliste me fait en passant: "ça monte, hein?", et je ne peux qu'acquiescer. Le reste de la montée redevient ensuite plus abordable, alors que nous reprenons la route principale.

Il ne nous reste plus à présent, qu'à rejoindre Gérardmer, et à monter les 3 derniers kilomètres jusqu'à La Mauselaine, heureusement moins pentus par ce côté. Nous montons ensemble. Un signaleur nous annonce qu'une bonne bière nous attends à l'arrivée, ce qui me rebooste, car c'est exactement ce dont j'ai besoin à cet instant. Lorsque nous arrivons au niveau de la ligne d'arrivée, par excès de politesse, ni JF, ni moi, ne veux la franchir en premier, mais j'accepte finalement de passer devant, et gagner ainsi une place anecdotique.

Nous allons prendre notre repas, accompagné d'une bonne bière bien fraiche. L'appétit n'est pas franchement là, et c'est dommage parce que le plateau est plutôt sympa.

Nous n'aurons pas réaliser une grosse perf à vrai dire, mais qu'importe, cette cyclosportive était un bon moyen de prolonger encore un peu la saison, avec un parcours qui en valait la chandelle, des montées et paysages sympas et bien répartis tout au long du parcours, et une organisation de qualité. J'ai notamment apprécié le polo qui était offert à l'inscription, en lieu et place du traditionnel maillot qui reste la plupart du temps au fond d'une armoire.

La vidéo:



 

samedi 22 juillet 2017

La Granfondo Serre Chevalier 2017

Il me tenait à cœur de faire cette cyclosportive, depuis quelques années déjà, parce que le parcours Granfondo qui a été ajouté en plus des parcours existants est tout de même hors norme, et qu'il propose un magnifique parcours, à cheval entre la France et l'Italie. Une jolie boucle de tout de même 219 km, au départ de Serre Chevalier, et qui nous fera franchir les cols de l'Echelle, du Mont Cenis, du Télégraphe et du Galibier, le tout pour 4400 m de dénivelé. Autant dire que la journée risque d'être longue!
 
 
 
Particularité de l'épreuve, le grand parcours se déroule le samedi, tandis que les petit et moyen parcours ont lieu le dimanche, offrant ainsi la possibilité à ceux qui le veulent de s'aligner sur 2 parcours différents.

J'avais initialement prévu de participer à cette cyclo en 2016, mais m'étais finalement embarqué sur l'Etape du Tour, sous la motivation d'autres amis. Cette année, je fais l'impasse sur l'Etape, pour me consacrer à la Serre Che, dont je ferais l'objectif principal.

Après un séjour en Ariège, 15 jours auparavant, et de bonnes sensations sur l'Ariégeoise XXL, j'aborde la Serre Che plutôt confiant.

J'ai loué dans un camping proche de Briançon et fais le trajet le vendredi à la veille de la course. C'est le premier WE de vacances, mais je ne suis pas gêné par les bouchons. Par contre, pensant que le nouveau tunnel du Chambon sur la route du Lautaret est à présent ouvert, je me rends compte que ce n'est pas le cas, et je me vois dans l'obligation de faire un détour plutôt longuet, par Gap.

Samedi matin, le temps est plutôt ensoleillé, et je me rends au départ à Chantemerle. Le départ officiel est annoncé à 7h, mais il est en fait donné à 6h55, de façon à nous faire traverser Briançon en toute sécurité, derrière un véhicule de l'organisation. Je comprendrais mieux pourquoi, après avoir franchi la ligne d'arrivée, et compte tenu de ces 5 mn de marge, mon compteur affichera 219 km alors que l'organisation n'en annonçait que 209 km.

Nous sommes moins de 200 sur ce parcours, et vu la longueur et la difficulté de celui-ci, le départ n'a vraiment rien de stressant. Dès que nous abordons le col de l'Echelle à la sortie de Briançon, chacun trouve les espaces nécessaires pour rouler à sa convenance. Ce col est idéal pour se lancer en début de parcours, sa première partie est assez roulante et la montée se fait graduellement jusqu'au 2 derniers km qui atteignent les 7% de moyenne. J'avais revêtu le coupe-vent au départ, les températures étant encore un peu fraiches, mais malgré l'apparition du soleil en cours de montée, je n'éprouve pas encore le besoin de le retirer, et je le conserverais même pour faire la descente.
 
Au sommet, nous basculons en Italie, la descente est assez technique avec quelques épingles et dos d'ânes sur la route, heureusement bien signalés. Les paysages sont vraiment splendides sur ce versant.
 
Arrivé à Bardoneccia, s'ensuit un long morceau de vallée, où l'on passera Oulx, pour se diriger à Suza, au pied du Mont Cenis. Les températures commencent d'ailleurs à monter progressivement.
 
A la traversée des villages italiens, la police locale donne un coup de main afin d'assurer le bon déroulement de la course. Un des signaleurs, pris par l'ambiance, gesticule les mains au dessus de la tête, mais ça ne m'aide pas et je prends finalement la mauvaise direction. Enfin l'erreur est vite corrigée, et je repars sur la bonne route dans la foulée, sans rancune envers ce signaleur un peu trop zélé.
 
J'arrive au pied du Mont Cenis, je prends le temps de remplir mes bidons, parce que la montée va être longue.
 
La première partie s'effectue en forêt, la pente est régulière à 6 / 7%, et la chaleur commence à peser lors de l'effort. Ce col, point de passage entre la France et l'Italie, est très fréquenté, et j'avoue que tout ce trafic tend à rendre la montée un peu pénible. Entre les voitures qui n'ont que faire de laisser un écart lorsqu'elles doublent, ou les motos qui ont un peu tendance à prendre la montée pour un circuit de grand prix, je dois redoubler de vigilance.
 
Je passe la frontière, à mi-col, et quitte une zone boisée, au profit d'une partie qui devient un peu plus sauvage. Les lacets s'enchainent, d'abord au dessous du barrage que l'on commence à apercevoir, puis au dessus du lac, d'où la vue est absolument splendide.
 
Le col est situé à l'autre bout du lac, et il faut encore enchainé quelques courtes montées et descentes pour l'atteindre.
 
Le ravitaillement est de bon augure après une si longue montée. La descente par l'autre versant est assez courte, et j'arrive assez rapidement à Lanslebourg.
 
On est à mi-parcours, et je retrouve à présent un tracé que je connais bien, puisque c'est celui que j'ai emprunté, il y a un an, lors de la traversée des Alpes, jusqu'à Serre Chevalier.
 
Bien que la route présente un profile plutôt descendant jusqu'à St Michel de Maurienne, il me faut fournir des efforts non négligeables, d'autant que je me retrouve seul avec vent de face. Je roule pendant de nombreux kilomètres seul, sans croiser d'autres cyclistes, ni voir de signaleur, où de flêchage du parcours. Heureusement que je connais bien cette route, car je pense que j'en serais venu à me demander si je ne m'étais pas tromper un moment donné.
 
Après avoir passé Modane, je retrouve un petit groupe de coureurs et je me laisse emmené, essayant de récupérer des nombreux efforts fournis auparavant.
 
A St Michel, nous bifurquons à gauche dans la montée du Télégraphe. Je dois gérer la chaleur et la fatigue accumulée. Je ne fais pas une montée impériale, mais j'atteins le sommet, conscient que le plus dur m'attend désormais.
 
La descente sur Valloire est vite avalée. Je fais un arrêt au ravitaillement, j'aurais bien aimé y trouver bananes et oranges, qui en général me sont très bénéfiques à un tel moment de la course, mais l'organisation n'a prévue que des morceaux de pastèque, qui je l'espère m'aideront à récupérer.
 
Je repars, et me retrouve rapidement confronté aux premières pentes du Galibier. S'en suit une partie qui devient un peu plus roulante, mais sur laquelle je ne me sens pas très performant.
 
J'arrive à Plan Lachat, lieu emblématique où après avoir traversé le pont, on bascule sur l'autre versant, pour les 8 derniers km les plus difficiles, souvent au delà des 10%.
 
Je fais un arrêt rapide à Plan Lachat, histoire de boire un bon coup, et m'alimenter un peu, et je repars. Comme prévu, la pente deviens rapidement très soutenue, et je dois avancer au mental, tout à gauche. Je fais un autre arrêt, pas plus d'1 mn, et je reprends ma route, n'ayant plus rien dans les jambes. J'atteins le sommet en ayant limité la casse, mais j'ai tout de même mis un peu plus de temps que lors de mes montées précédentes du Galibier.
 
Le temps s'est couvert là-haut, et je me couvre pour faire la descente. Je prends d'ailleurs quelques gouttes de pluie. Passé le Lautaret, il reste encore un long morceau de descente.
 
La route est large, et cette descente est très roulante et pas trop dangereuse, c'est toujours un plaisir, d'autant qu'avec la fermeture du tunnel du Chambon, il y a très peu de voitures. Dans les derniers kilomètres de la descente, il ne pleut plus, mais la route est plutôt détrempée suite à une averse précédente, et je termine les pieds complètement trempés.
 
Arrivé à Chantemerle, je bifurque au téléphérique, et passe la ligne d'arrivée à l'endroit même où nous avions pris le départ.
 
J'en termine en 10h, soit une demi-heure de plus que mes estimations initiales, et je pense que ça corresponds au temps perdu dans l'enchainement Télégraphe + Galibier. J'ai probablement négligé un peu trop le facteur "fatigue", associé à un parcours aussi long et au dénivelé conséquent.
 
Je n'en demeure pas moins satisfait de ma course, même si les premiers auront mis quelques heures de moins que moi. Ce parcours était vraiment de toute beauté, et il était sportivement très intéressant.
 
Lorsque l'organisation, avec le soutiens de Luc Alphand, avait mis en place cette cyclosportive, elle s'était engagée pour 20 ans, et nous arrivions cette année, en toute logique au terme de cet engagement. Souhaitons, qu'elle soit renouvelée l'année prochaine, car c'est assurément une très belle course qui a sa place dans le calendrier cyclosportif, et il serait vraiment dommage qu'elle disparaisse.

La vidéo: